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03 Sep

Michel Gilibert : chanteur, artiste-peintre et … Ferryvillois !

 - Catégories :  #"Humeurs"

giliberti.jpgMichel Giliberti est né en 1950 dans le cinéma de son père, l'Olympia, en Tunisie (à Ferryville).

Il va vite partagée sa vie entre la Tunisie et la France.

Il fut musicien-interprète dans les années 70, puis peintre et écrivain.

 

Les années 70 - Giliberti et la chanson

 

Michel Giliberti a eu son petit succés comme chanteur dans les années 70 avec des tubes comme : "Monsieur Crack", "Elle vivait pour l'amour", "Same", "Je te regarde dormir", "Il y a chez elle", ... ou encore "Si tu veux me connaitre" - tout un programme !

 

Cependant, Michel Giliberti, après trois albums, a préféré arrêter cette carrière musicale, déçu par cet art dans lequel il n'a pas l'impression de pouvoir vraiment s'épanouir ... que l'on ne s'inquiète pas, littérature et peinture vont lui donner satisfaction ...

 

Michel Giliberti et la peinture ...

 

"La peinture véhicule un message qui ne doit pas se référer au seul discours “intellectuel” mais aussi à la signification du quotidien et des souffrances qu’il engendre.

 

Dans mes tableaux se côtoient anxiété et souffrance, blessure ou arrogance. Une œeuvre doit questionner, intriguer… Je ne crois pas que l’on désire un tableau pour simplement orner un mur.

Je n’ai pas l’envie de faire de jolies choses, gratuitement. J’aime contester, surprendre et révéler. Je m’y emploie en portant à la sublimation toute situation dépeinte ; la mort, la prison, le suicide, l’injustice, la guerre… Bien entendu, parfois je peins un visage sans autre désir que celui de dévoiler sa perfection et, à cette occasion, je donne à ce portrait le charme oriental du peuple et du pays qui m’a vu naître.

 

À la fois introverti et extraverti, j’essaie de concilier ces deux aspects qui alimentent ma démarche artistique. J’aime quand le public retrouve les émotions créatives que les modèles ont suscitées chez moi quand ils abandonnent leur part d’ombre et de fragilité, à l’instant rare de la confidence. Pour tout cela, il me faut dévoiler, oser, mettre à nu, capter le regard et saisir le geste car rien n’est plus beau que des yeux qui promettent, des mains qui acceptent et des lèvres qui témoignent. Pour moi, les plus somptueux paysages du monde n’égaleront jamais la courbe d’une pommette, l’arc d’un sourcil ou la grâce d’une nuque. Aucun port, aucune lagune ne fera battre un cœur comme peut le faire une épaule qui frissonne, un doigt qui écrase une larme… Seul l’Homme, et ses tourments, saura toujours traduire la multiplicité des combinaisons et l’alchimie du mental. C’est dans ce sens que j’aime donner à réfléchir par le biais du figuratif, avec mes résurgences analytiques, mes lacunes et mes angoisses face à l’autre. Je fais partie d’une minorité et me dois de la faire reconnaître ; l’ignorance est seule cause de tous les maux.

 

J’ai toujours le désir de partager l’émotion ; dans cette communion je puise l’énergie de combattre les injustices et les peurs de ceux qui les subissent encore. J’ose peindre le sang, les larmes, de sorte que le malaise, le point de rupture et l’absence de repères deviennent autant de portes ouvertes qui donnent au spectateur l’envie de continuer le voyage et de s’approprier le langage, l’histoire et le message.

 

Je peins pour ces choses-là et essaie d’éveiller la conscience. La peinture figurative me semble plus audacieuse que l’abstraite parce que plus proche du sens. Pour autant, l’art conceptuel est fondamental dans notre société puisqu’il permet une lecture méditative indispensable dans un monde saturé d’images. Abstraction, figuration et concept sont indissociables. Il faut se battre contre l’insipide et le sommeil qui nous engluent des mêmes refrains… Mêmes films, mêmes livres et mêmes rêves programmés ! Est-ce un leurre de vouloir bousculer l’esprit et la matière ?

 

Un de mes tableaux représente deux mains qui offrent un bol en terre cuite supposé contenir une boisson ou une nourriture ; c’est l’offrande dans son expression la plus banale, la plus ancestrale, la plus atavique. J’ai intitulé cette toile “Le geste neuf”.

Ce paradoxe explique ma peinture. Nous devons retrouver le sens du partage, la seule voie vers une nécessaire modernité."

http://le100enom.free.fr/mondegiliberti.html

 

Voir son blog : le blog de michelgiliberti

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Garder vive la mémoire d'une ville (Menzel Bourguiba ex-Ferryville) et de ses habitants