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30 Oct

Petite tournée des bars et cafés de Ferryville

Publié par menzelbourguiba-ex-ferryville.over-blog.fr  - Catégories :  #Récits, ballades ..., #"Humeurs"

cafe-centre.jpgJe vous rassure tout de suite, la « tournée » des bars et cafés de Ferryville n’est que symbolique.  Mais il est vrai que Ferryville a une sacrée renommée : Ce fut, paraît-il, la ville de Tunisie qui compta le plus grand nombre de cafés (et de marins, évidemment) au kilomètre carré. Vrai ou faux, peu importe. J’ai la faiblesse de penser que cela est vrai. Mais même des années plus tard cette renommée ne s’est pas démentie. Ne disait-on pas, lorsque, par exemple, sur les routes nationales on rencontrait un camion chargé de bières et de vin, que sa destination ne pouvait être, que Menzel Bourguiba. Evidemment !

 

L’histoire (il est vrai re-constituée) des cafés, bars et hôtels de Ferryville Menzel Bourguiba permet en fait de mettre en évidence des caractéristiques assez particulières de la situation de cette cité nouvelle (construite quasi entièrement à partir de 1890) et de sa population. La ville s’est en effet construite en parallèle de l’arsenal. Qui dit chantier dit également ouvriers (maçons, terrassiers, plombiers, électriciens ….) mais aussi la mise en place de services (La poste, la voirie, le commissariat, les transports …). De même qui dit arsenal militaire dit bien évidemment marins, militaires … Et cette population s’est constituée aussi bien à partir des autochtones (arabes, juifs) que des migrants venant de France, d’Italie (et surtout de Sicile), de Malte …etc.

 

C’est donc cette population dans toute sa diversité et ses composantes qui va imprimer à la ville sa physionomie et une de ses multiples identités. Tant dans l’espace (avec parfois des quartiers sinon spécifiques du moins composée majoritairement d’une communauté, ce qui fait que l’on donne, un peu à tord, le nom d’une communauté à tel ou tel quartier) que dans les espaces publics ou plutôt les lieux de sociabilité (associations par communautés, cafés et bars …etc). D’ailleurs les noms des lieux (les cafés par exemple) confirme l’idée selon laquelle à Ferryville les français de métropole viennent principalement de la région du sud de la France et particulièrement des ports et arsenaux (Toulon, La Seyne, Nice…), de Corse mais également de Bretagne. Comme le signale d’ailleurs Marius Autran (qui vécu une partie de son adolescence à Ferryville) c’est la guerre de 1914 qui allait entraîner un afflux de provençaux vers l’arsenal qui allait servir de base stratégique pour la flotte militaire française, d’où la nécessité de renforcer le personnel qualifiés pour les travaux de réparations.

 

Bien entendu il s’agit d’abord, dans une première phase, de la Ferryville du début du début du siècle (c.à.d. un périmètre délimité par les zones militaires de l’arsenal à l’est, de l’hôpital, de la rue qui longe la colline Sidi Yahia au nord, de la voie ferrée au sud). auquel s’ajoutera, dans une seconde phase, les principales zones d’étalement dans l’espace de la ville (au nord avec la nouvelle cité, au sud avec la Briqueterie et les quartiers environnants, à l’ouest jusqu’au passage à niveau) comme le montre la vue aérienne de la ville ci-dessous. Tout au plus 2 km de côté.

 

plan.jpg

 

 

A signaler tout de même que, à côté de tous ces cafés et bars français, il y avait des cafés tenus par des tunisiens dans les quartiers et les rues fréquentés par les tunisiens. On les appelait les « cafés maures ». Le mot maure a pour origine les arabes venus d’Andalousie après leur expulsion d’Espagne (les moresques). Ainsi dans la rue Amiral Courbet (plus connue sous le nom « rue des arabes » aujourd’hui avenue de Palestine) à l’exemple du café Mzali  juste en face du café des Bretons, ou encore dans la rue Habib Bougatfa (ex rue Robin), juste après le Farfadet avec le Café « Azzouz », le café « El Badaoui », le café « Echabiba  ». C’est également dans cette rue que le stade africain (SAF puis SAMB) avait également son siège. On retrouvait également des cafés dans les quartiers de la briqueterie et ceux des Chlaghmïa, des Rmadhnïa …

 

Une remarque encore il n’y a, à ma connaissance, que peu de café italiens, siciliens, maltais ou autres européens. Un des rares, sinon le seul, café italien était situait dans ce que l’on nommait au début du siècle le « quartier sicilien » en face duquel sera construit bien plus tard le cinéma l’Olympia », dans l’ancienne rue Mirabeau (actuellement rue du Commandant El Béjaoui).

 

La vigne (et sans doute le vin) était connu en Tunisie depuis l’époque romaine. Et même si plus tard, avec la conquête arabe, ils furent proscrits, ils furent néanmoins réintroduit par les andalous venus d’Espagne après le 14ème siècle. Néanmoins on peut raisonnablement penser que les débits de boissons alcoolisées ont été apporté avec les populations d’origine européenne, lesquelles étaient là, à faire du commerce, depuis le début du 19ème siècle en Tunisie. Par exemple on signale que les « Maltais travaillaient comme garçon ou proprietaires des bars et tavernes. (…) Déjà en 1852, il y en avait 59 à Tunis et à la Goulette ». De même certains alcools étaient connus et même consommés par les tunisiens (le legmi …). La « Boukha », boisson connue des juifs tunisiens a également trouvé un développement à la faveur du protectorat.

 

Voilà pour ce qui concerne la Tunisie. Mais pour Ferryville-Menzel Bourguiba cela est apparu après 1881 et surtout avec la construction de l’arsenal et de la future ville.

 

cafes-avenue.jpg 

 


Ces cafés et bars étaient, comme partout dans le monde, des lieux de sociabilité et de convivialité. Avec néanmoins cette caractéristique concernant les bars : il y avait l’heure de l’apéro comme cela se fait dans le sud de la France et surtout la Provence. Mais le samedi et dimanche, jours de repos (car n’oublions pas que la grande majorité des Ferryvillois étaient des salariés de l’arsenal, des fonctionnaires ou des militaires et surtout des marins) c’était les grands jours pour se pavaner sur l’avenue de France (actuelle avenue de l’Indépendance). Les uns pour la drague, les autres pour voir et être vu, mais beaucoup pour boire en passant d’un bar à l’autre. Certes après être passé à l’église, évidemment. Presque un rituel. C’était cela le pittoresque de Ferryville. Mais c’était probablement la même chose à La Goulette, à Bizerte … là où il y avait des populations européennes.

 

Aujourd’hui la plupart de ces bars ont soit fermé leurs portes soit se sont transformés en cafés ordinaires où l’on se retrouve pour jouer au cartes (la Chkoba, la Belote, le Rami … encore des jeux apportés par les européens et surtout italiens).

 

C’est, au fond, les transformations en profondeur de la population (plus de marins transitant d’un port à l’autre, réduction importante des européens qui constituaient la clientèle principale, avec les militaires, de ces bars ; accentuation du chômage pour les tunisiens …) voilà sans aucun doute les causes de cette diminution importante du nombre de bars à Menzel. Comme on le sait chaque fermeture de l’un de ces lieux est un peu la disparition d’un lieu de mémoire et de cette sociabilité.

 

 Disparition donc de nombreux cafés avec cette particularité que sur l’avenue principale (ex avenue de France) plus aucun débit de boissons alcoolisées n’est autorisé. Je ne sais pas s’il s’agit d’une loi ou d’une règle non écrite mais « fortement conseillée » par les autorités. Il est vrai que dans les années 1960 et 1970 les quelques bars encore ouverts donnaient lieu, le soir venu, à des scènes et des débordements pour le moins désagréables dues à l’alcoolisme. Il est vrai que le contexte de crise et le chômage aidant ne pouvaient que favoriser de tels excès. Qui plus est c’est aussi l’époque où l’on commence à voir apparaître à Menzel Bourguiba les premiers signes d’expression religieuse et l’encouragement à la morale et aux pratiques d’un islam plus orthodoxe et plus rigoureux. C’est faut-il le rappeler à ce moment où fut construite la nouvelle mosquée et où de nombreux colloques sur l’islam sont organisé à Menzel. Durant des années Menzel Bourguiba fut soumise à un quasi couvre-feu dès 20h et pas seulement pour les bars. Tout cela conjugué a petit à petit entraîné la fermeture des débits de boisson sur l’avenue et la transformation de certains d’entres-eux en café où l’on joue aux cartes.

 

La ballade - ou la « tournée » (ou mieux encore la virée) si vous préférez – de ces lieux convivialité et de sociabilité que sont les bars et cafés de Ferryville Menzel Bourguiba, je vous propose de la faire à partir des rue dans lesquelles ils étaient situés. D’autant que tous ces lieux étaient circonscrits dans un espace finalement assez réduit qui comprenait l’avenue, la rue Amiral Courbet, la rue Lockroy – rue de Corse (rue d’Algérie) et la rue Robin (r. Habib Bougatfa. Et comme il va de soi à tout seigneur, tout honneur, nous commencerons par l’avenue principale qui demeure encore aujourd’hui le cœur de la ville.

 

 

 

Le « Grand café des deux-mondes »

 

Ce café se situait sur l’avenue de France (ex-avenue de l’Arsenal et actuelle avenue de l’Indépendance), en face du café- hôtel de l’Amirauté  (actuel café de Bagdad). Il se pourrait donc  que ce Grand café des deux mondes  soit à l’endroit même où se situe actuellement le magasin Monoprix (qui portait le nom de Société Ferryvilloise Monoprix lorsqu’il a été construit).

 

cafe-2-mondes-OK.jpg 

 

Ci-dessous une autre vue, visiblement plus ancienne, du "Grand café des deux mondes".

 

cafe-des-deux-mondes
 


Sur la carte ci-dessous on voit très bien le bâtiment du « Grand café des deux mondes » en face du café – hôtel de l’Amirauté (actuel café Bagdad).

 

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Le « Grand hôtel de l’Amirauté » (actuellement Café Bagdad)


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Le « Grand hôtel-café de l’Amirauté » est l’actuel café de Bagdad. Situé à l’angle de l’avenue et de la rue d’Algérie (ancienne rue de Corse). Il a été construit en 1895 et le propriétaire était un certain Jules Souilha. Pour la petite histoire, c'est dans cet hôtel que le chanteur Tino Rossi a séjourné lors de sa prestation au ciné l ' Olympia  fin des années 40. Dans les années 1950 c’est un nommé Antoine Arimondy qui aura la gérance de cet établissement. Dans les années 1960 ce café a été racheté par des tunisiens. Et depuis les années 1975 il ne vend plus de boissons alcoolisées.

 

 

 

 

Le « café de Paris »

 

Le « Grand café de Paris » est le plus connu et le plus prestigieux des cafés de Ferryville. Il existe encore aujourd’hui sous le même nom mais il ne vend plus de boissons alcoolisées. A l’étage il y avait également l’hôtel de Paris. Le café de Paris, que l’on voit sur toutes les cartes postales de Ferryville a vraisemblablement ouvert après 1906 et en tout cas avant 1910. Il semblerait que ce café se dénommé auparavent « brasserie de Maxeville » et aurait pris ensuite le nom de « café de France » (à moins que ce ne soit l’inverse) avant de devenir finalement le « café de Paris ».

 

Cafe-de-Paris-OK.jpg  

 

On ne peut parler du café de Paris sans évoquer l’événement sanglant de 1954. En effet dans le processus de lutte pour l’indépendance les groupes de résistance armée avaient organisé une attaque contre le café qui a fait plusieurs victimes (on parle de 6 morts et de nombreux blessés) ce qui déclencha une répression sanglante des autorités.

 

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Sur la carte ci dessus de 1906 on aperçoit tout à fait les façades des cafés du centre ville, en face de ce qui sera la place du marché. Rien cependant n’indique qu’à cette époque il y avait le café de Paris, le bar du centre ou encore le café Toulonnais.

 

 

 

Le « Bar du Centre » (café Hattab)

 

Situé au 31, avenue de France (actuelle avenue de l’Indépendance) à quelques mètres du café de Paris. Dans les années 1917 il portait alors le nom de « Bar Noulin ». Vers les années 1950 il prit le nom de « bar du Centre » sans doute en raison de sa position centrale par rapport à l’avenue et de la place du Marché (ex Place Guépratte). Il était alors tenu par un certain Pierre Guglielmi. Dans les années 1960 tout en gardant le nom de bar du Centre  tout le monde le connaissait sous celui de « café Hattab » nom de son nouveau propriétaire. Le café a fermé ces portes dans les années 1990.

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Dans les années 1960 dans le « bar du centre » ou café « Hattab » il y avait un jukebox qui, à longueur de journée, nous berçait au rythme de tous les tubes de l’époque : Bill Haley, Elvis, Chuck Berry, Little Richard, ray Charles, Johnny Haliday, Richard Anthony … mais aussi Dalida, Charles Aznazour, Jacques Brel, Brassens, … du classique également avec Brahms, Beethoven … Farid El-Atrach, Abdelwaheb, Oum kalthoum … Le café Hattab c’était le lieu de rendez-vous des jeunes et des moins jeunes. Mais comme tous les bars de l’avenue et d’ailleurs c’était avant tout des lieux de pose apéro. Aujourd’hui, et après une très longue fermeture de plusieurs années, ce café est devenu une salle de jeux.

 

 

 

Le « ???? »

 

Vue du bar qui a existé à l’angle de l’avenue et de la rue Francklin, en face du magasin « XXème siècle ».

 

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N’ayant aucune informations concernant ce bar, je me limiterais donc à quelques impressions et souvenirs. Ce bar donnait, extérieurement comme à l’intérieur, l’impression d’une boîte de nuit ou d’un club presque réservé. Peut-être l’était-il dans les années 1950. Son décor intérieur sélect, lumière tamisée, avec des box … (autant que je puisse m’en souvenir) me donnait en tout cas cette impression. Il me semble même que dans les années 1960 (avant sa fermeture) son propriétaire n’était autre qu’un certain Bergamini qui était également propriétaire d’une Maison close (« La Riviéra » je crois).

 

 


Le « café Toulonnais de France »

 

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Situé sur l’avenue, en face de la place du Kiosque, le « café Toulonnais de France » comme on le voit dans cette carte postale de 1916, porte aujourd’hui le nom de café « Ridha » à proximité de l’ex- bar du Centre (café Hattab). Et depuis sa réouverture, après avoir été une épicerie durant des années, il ne vend pas de boissons alcoolisées.

 

 

 

Le « Café – Hôtel de Londres »

 

Situé, non loin de l’actuel café Lajili, à l’angle de l’avenue de l’Indépendance (ancienne avenue de France) et de l’avenue de Palestine dans la partie anciennement connue sous le nom de rue de Savoie en face de la Place du Marché (ancienne Place Guépratte et aujourd’hui Place de l’Indépendance). Jusqu’en 1914 (au moins) il n’y avait que le rez-de-chaussée avec le local du café de Londres. Par la suite un 1er étage sera construit et deviendra l’hôtel de Londres.  Dans les années 1950 le café de Londres était tenu par un certain François Vera.

 

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 On peut constater sur cette carte postale que le pâté de maison qui allait du café de Londres jusqu’à l’hôtel de l’Arsenal (actuel café « Ettaâref » ou café « Jeanfré ») constituait la limite du bâtit de l’avenue. On nommait cet endroit (qui correspond au croisement de l’avenue et de la rue Hoche, actuelle Ali Bach-Hamba) le quartier de la gare sans doute en raison du terminus du tramway bien que celui-ci descendait jusqu’à la porte de l’arsenal (porte de Tunis).

 

Le café hôtel de Londres est fermé depuis des décennies. Il avait été racheté par la famille Boôbanna qui l’a transformé en mercerie, mais a finalement fermé ses portes dans les années 1980. Aujourd’hui c’est malheureusement tout le bâtiment, inoccupé, qui tombe en ruine faute d’entretien. 

 

 

Le café Lajili

 

Non loin de l’Hôtel (et café) de Londres, on distingue bien sur la carte ci-dessus le café Lajili situé sur l’avenue de l’Indépendance (ex avenue de France). Le bâtiment est l’un des plus anciens de Menzel Bourguiba (ex-Ferryville) et pourrait dater de 1895. « On » dit que ce café était, dans les années 30 – 40, le lieu de rendez-vous des supporters de l’équipe de football de l’USF (Union sportive de Ferryville).

 

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Le « Café Cyrnos » (café Décombe)

 

Tous les Ferryvillois connaissent le « café Décombe ». Situé sur l’avenue de France ce café avait pour nom « café Cyrnos ».

 

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« T.P.L.G. Bar-Restaurant »

Situé au 12 avenue de France. Le sigle TPLG signifiait simplement « Tout Pour La Gueule ». Tout un programme.

 

 

Le « Fémina – Bar » 

Ce bar se situait au 16 avenue de France. Connu aussi sous le nom de « café de Mme Thomas ».

 

 

 

Le « Grand bar de la Métallurgie » et « Grand Hôtel de l’Arsenal »

 

Situé à l’intersection de l’avenue de France et de la rue Hoche (actuelle Ali Bach-Hamba). Il semble bien que cet hôtel soit le second à être construit à Ferryville, après celui de l’Amirauté (l’actuel café Bagdad). Ce dernier date en effet de 1895. « Il faut mentionner », souligne Jean-Paul BRUCKERT, « que l'hôtel de Ferryville (il n'est pas nommé mais il s'agit vraisemblablement de " L'Amirauté ") ne paraissant plus suffisant, la construction d'un autre établissement en face de la Poste (à l'endroit où sera édifié la Municipalité !) était en projet. Mais l'idée est abandonnée lorsque l'un des immeubles de la " Société lyonnaise " trouve un preneur décidé à y installer un hôtel (" Le Grand Hôtel de l'Arsenal ") ».

 

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Ce « Grand hôtel de l’Arsenal » (à gauche sur la carte ci-dessus) avait à son rez-de-chaussée un café au nom significatif de « Grand bar de la métallurgie ». Dans les années 1970 ce café fut repris par le regretté « Jeanfré », connu dans les années 1950 pour ses grillades de merguez non loin de la petite place où était la boulangerie Randazzo. Ce café appelé depuis café Ettaaref existe toujours mais évidemment il ne vend pas de boissons alcoolisées.

 

 

 

Le « café Giner »


Situé avenue de France à l’angle du Bd Khéreddine (ex Bd Carnot ou route des caroubiers). Le dernier bâtiment en allant vers l’arsenal. Au delà nous entrons dans une zone industrielle et militaire. L’arsenal est à quelques centaines de mètres.

 

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C’est là que se termine notre tournée des bars et cafés de l’avenue. Une tournée qui s’étale finalement sur quelques 400 à 500 mètres tout au plus. Mais avec une telle densité de bars au m² que les ballades des ferryvillois à l’époque avaient de très forte chance d’être bien arrosées. C’était sans doute un peu le but du jeu, avec la drague pour les plus jeunes et, bien entendu, comme tous bons méditerranéens, pour pavaner, papoter un maximum et glaner les derniers ragots que l’on colportera de quartier à quartier.

 

****

 

Mais loin d’être définitivement terminée, notre ballade reprend par l’avenue de Palestine (ex Amiral Courbet ou encore rue des Arabes). Mais là c’est plutôt des cafés dit « maures » que l’on rencontrera (et que l’on trouve encore de nos jours) le Café « Azzouz », le café « El Badaoui », le café « Echabiba » (café de la jeunesse).

 

cafe-badaoui-OK.jpg   

 

On comprend dès lors pourquoi cette rue porte le nom de « rue des Arabes », caractéristique que l’on peut même étendre à toute cette place, entre l’avenue, le farfadet et la rue des arabes où l’on trouve surtout des commerces et cafés arabes et même le local du club de football (le Stade Africain). Mais alors qu’est-ce qui peut expliquer historiquement cette présence au cœur de la « médina française » ? Voilà une question intéressante. Etait-ce là une zone d’influence du Mouvement national (notamment le Destour)

 

  cafe-azzouz-OK.jpg 

 

Un peu plus haut sur la rue des arabes nous trouverons le café Hédi Abdallah . Puis le café-bar-restaurant « La Fourmi ». C’est là qu’une figure connue des ferryvillois, le regretté « JeanFré » qui faisait griller ses merguez et qui embaumait toute la place en face de la boulangerie Randazzo. (« Jeanfré » qui reprendra plus tard l’ex café de l’Arsenal). Quand à la boulangerie Randazzo elle a été transformée en café dans les dernières années).

 

 

Le café-bar-restaurant « La Fourmi »

 

Jusque là j’ai toujours pensé que « La Fourmi » était situé en haut de la rue des arabes, à quelques dizaines de mètres du café des Bretons. Or d’autres sources le situe à l’origine sur l’avenue puis transféré à la rue des arabes. J’ai même eu une autre version selon laquelle le restaurant La "Fourmi" qui n'en était pas vraiment un, délivrait plutôt des repas a emportés dans des gamelles étagées en aluminium était plutôt situé rue Robin, juste avant l'entrée de la rue des Arabes. Voilà de quoi nourrir des débats.

 

 

 

Le « café des Bretons »

 

Le café des Bretons (à droite sur la photo ci-dessous) se situait quant à lui à l’angle de la rue de la République et la rue Courbet (le haut de la rue des arabes) à proximité de la boulangerie Randazzo. En face, dans les années 1950, il y avait un autre café tenu lui par un tunisien du nom de Mzali (qui organisait souvent des petits concerts de chants et musiques arabes en terrasse). De même il y avait un petit restaurant qui jouxtait la boulangerie.

 

A l’origine "Le café des Bretons", aurait appartenu et était tenu de 1922 à 1931 par un breton du nom de Felix Billy marié à une italienne Innocenza Milano, dont la famille tenait également un autre café-hôtel-restaurant « Le Milano » situait dans la rue Leclerc (rue Ali Bach-Hamba). Après 1931 ce café aurait été vendu vraisemblablement à un métropolitain.

Sa clientèle principale était composée surtout de marins bretons en raison de son emplacement idéal à mi-chemin entre l’arsenal et l’hôpital. C’est la disparition de cette clientèle, entre 1956 (l’indépendance) et 1962 (l’évacuation de la base) qui entrainera la fermeture du café des Bretons.

 

Après la fermeture du café une salle de jeux le remplaça mais du fermer à son tour. Aujourd’hui le café des Bretons sert de local pour le comité local de l’UGTT.

 

cafe-des-bretons-ok.jpg  

 

Comme on peut le voir sur cette photo ci dessous qui date des années 1935 – 40 on distingue, à droite, jouxtant la boulangerie Randazzo, le petit restaurant à l’origine du café des Bretons.

 

  randazzo2.jpg

 

Sur la photo ci-dessous (à gauche) ce qui reste du café Mzali.

 

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Je me permets ici de reprendre un petit passage de ce qu’écrit Lilliane Randazzo lors d’une de ses visites à Menzel en 2004 : « Un petit pincement au cœur de voir les initiales de mon père sur une boulangerie fermée. J’ai essayé de fermer les yeux pour retrouver,  les odeurs de pain frais de levain, des plats au four des dimanches et jours de fêtes qui embaumaient les rues, là je ne m’étendrais pas …….. La Maison Rais fermée, le café maure fermé, la petite place semble vide. Le café des bretons fermé aussi. Vous souvenez- vous, le dimanche soir les brochettes et les merguez grillées de notre ami Jeanfré servies avec de l’harissa, de l’huile et de l’oignon coupé. Toutes ces animations avec les marins en tenue qui chantaient « Ils ont les chapeaux ronds, vive la Bretagne …. ». (ici)

 

 


 

Le « café de Nice »

 

Le café de Nice se situe lui à l’angle du Bd M’hamed Ali (ex Bd Gambetta) et l’avenue de Palestine (ancienne rue Amiral Courbet) à côté de l’école maternelle. Ici une photo datant de 1926.

 

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C’est donc le dernier café en direction de l’hôpital de Sidi Abdallah. Il est vrai que la ville connaît un développement important et que de nouveaux quartiers naissent et où sont construits de nouvelles maisons pour les ouvriers comme par exemple la « Nouvelle cité » non loin du café de Nice. Le café existe encore de nos jours.

 

  cafe-de-nice2-OK.jpg

 

Dernier café donc pour la rue « des arabes ». Reste donc à revenir un peu sur nos pas pour retrouver la place du Farfadet (place Décoret) et actuellement Place des Martyrs. Là en descendant l’ex-rue Lockroy (rue d’Algérie) nous avons abordons une zone (avec notamment deux cafés Le Provençal et le Café de la place Décoret) où, comme on peut le voir, la pratique de la pétanque semble le sport favori des ferryvillois qui fréquentaient ce quartier.

 

 

Le « Café Provençal »

 

cafe-le-provencal-OK.jpg  cafe-le-provencal2-OK.jpg

 

« Le Provençal » était un café à l’angle de la rue Lockroy (rue d’Algérie) et la rue Victor Hugo (actuelle Taïb M’Hiri) en face du Farfadet. C’est un ancien moniteur de sports à l'arsenal,  Ambroise MANCINI, qui, à sa retraite l’avait pris en gérance. Dans les années 1950 il portera alors le nom de « Bar – restaurant du Marché » et c’est une certaine Mme Curcio qui le gérait.

 

cafe-petanques.jpg

Cependant et comme le montre la carte ci-dessous avant le café Provençal il y avait un local où l’on pratiquait la pétanque. D’ailleurs les joueurs de pétanques sont là où, plus tard sera construit le local de la librairie « Moderne », ou librairie Cozzi (et plus tard librairie Souabni). Le bâtiment que l’on voit s’appelait la « Maison Bastide » (sans doute le nom de son propriétaire).


D’ailleurs il semble que ce quartier soit un lieu de pétanque puisque derrière ce bâtiment nous voyons d’autres joueurs de pétanque comme le montre la carte ci-dessous. Il en est de même de la Place Décoret avant l’installation du Farfadet.  Le quartier était donc un lieu où l’on pratiquait la pétanque. Il est vrai que les espaces ne manquaient pas et que le piéton était roi. Ce n’est donc pas un hasard que Ferryville a toujours eu de bons résultats dans les divers concours et championnat y compris mondiaux. Menzel Bourguiba a d’ailleurs maintenu la tradition.

 

 

Le « café de la place Décoret »

 

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Le « bar de la Marine »

 

cafe-de-la-marine2.jpg

 

Situé rue de l’Algérie (ancienne rue Lockroy). A l’origine c’était une épicerie générale qui jouxtait le « café Provencal » dans cette bâtisse appelée la « Maison Bastide ». Ce bar fut fermé durant de longues années pour être à nouveau ouvert dans les années 2000, par le fils de Hattab (ancien propriétaire du Bar du Centre). Quelques mètres plus bas on trouve encore le restaurant « Chez Chennoufi ».

 

 

 

Le « café – restaurant Moderne » « Khalifa »

 

Le café Khalifa se trouve au rez-de-chaussée de l’immeuble qui jouxte l’ancien bâtiment qui servait à la « Commission Municipale » avant que la municipalité ne soit construite. C’est en descendant la rue Lockroy puis la rue de Corse que nous trouverons le café Moderne. Connu de nos jours sous le nom de café « Khalifa » du nom de son propriétaire actuel (dont je viens malheureusement d’apprendre le décès), le café « Moderne »  est un bar situé en bas de la rue d’Algérie (anciennement 6 rue de Corse). C’est aussi le café-hôtel-restaurant qui portait dans les années 1950 le nom de café « Cozzi ».

 

cafe-khalifa-OK.jpg


 

Enfin, car il faut bien une fin à cette tournée, retour par la rue Hoche (actuelle Ali Bach-Hamba) à l’angle de l’avenue pour remonter vers le cinéma l’Olympia et de la rue Robin (actuelle rue Habib Bougatfa).

 

 

Le « café Pr…… ( ?) »

 

Ce bar (que j’appellerai « café Pr… » en attendant de trouver mieux) était situait, comme on peut le constater sur la carte postale ci-dessous, à l’angle de la rue Robin (Habib Bougatfa) et la rue Hoche (rue Ali Bach-Hamba), en face de l’avenue et de ce que l’on nommait au début du siècle passé la « place de la gare ».

 

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Ci-dessous une photo actuelle du bâtiment qui, vraisemblablement (mais cela reste à vérifier), faisait office de café « Pr … ».

 

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Le café-hôtel-restaurant « Milano »


C’est en descendant la rue Leclerc (entre l'avenue de France et la rue Lamartine), il y avait là un café italien (qui était situé sur le côté droit en allant vers l'avenue de France) et qui s'appelait Café hôtel restaurant Milano. Ce café était géré par Joséphine Marrone l'a tenu de 1940 à 1946. Ce café  faisait partie d’un ensemble qui appartenait à Pierre Milano (son oncle) qui avait aussi, juste à côté, un magasin de vins, alcools et liqueurs.

 

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La carte ci-dessus permet de situer le café Milano (vraisemblablement le bâtiment en clair).

 


Le bar (« de l’Olympia »)

 

C’est une petite « taverne » qui se situe juste en face du cinéma Olympia (bien avant sa construction comme on le voit sur cette photo), dans ce que l’on appelait, au début du siècle le « quartien sicilien », tout prés de la « Petite Sicile ». Et ce café existe au moins depuis 1908 au moins. On rapporte que ce café aurait appartenu à un certain Bagur, père de Jacques Bagur qui créa le cinéma l’Olympia.

 

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Sur la photo ci-dessous on voit le café (à droite en bleu et blanc) tel qu’il est de nos jours.

 

cafe-olympia-OK

 

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Voilà terminé notre petite tournée des café et bars de Ferryville Menzel. Désolé pour les lieux (de débauche) que je ne suis pas arrivé à identifier et à situer. Ce qui veut dire que ce panorama est certainement loin d’être exaustif et qu’il demande à être complêté. J’espères que ceux qui ont des informations et des précisions, ou des évènements importants (voire même des anecdotes) qui auraient pu se dérouler dans et autour de ces cafés et bars n’hésiteront pas à les signaler. Encore un mot. Loin de moi l’idée d’une incitation à la débauche, chacun l’aura compris. Juste un zeste de nostalgie, un voyage, certes dans le temps, mais avant tout un voyage dans le Menzel d’aujourd’hui. Car les gens de Menzel aujourd’hui, comme ceux de Ferryville hier, sont de bons vivants au fond et qui n’aspirent qu’à la tranquilité dans le respect de la liberté de chacun de trouver, là où il peut, la sérènité et sociabilité nécessaire au vivre ensemble. Certains vont même chercher de tels moments dans les endroits les plus reculés, en dehors des limites de la ville pour les partager entres amis.

 

Et pour clore privisoirement cette virée je ne manquerai pas au plaisir de goûter (de boire devrai-je dire) une fois encore les paroles de Jacques Brel dans sa chanson « Jef » (une des chanson que l’on a tant et tant écouté dans le jukebox de chez Hattab) :

 

« Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais arrête de pleurer
Comme ça devant tout l’monde
Parce qu'une demi-vieille
Parce qu'une fausse blonde
T'a relaissé tomber
Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais tu sais qu’tu m’fais honte
A sangloter comme ça
Bêtement devant tout l’monde
Parce qu'une trois quarts putain
T'a claqué dans les mains
Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais tu fais honte à voir
Les gens se paient not’ tête
Foutons l’camp de c’trottoir
Viens, Jef, viens, viens, viens !

{Refrain:}
Viens, il me reste trois sous
On va aller s’les boire
Chez la mère Françoise
Viens, Jef, viens
Viens, il me reste trois sous
Et si c'est pas assez
Ben il m’restera l'ardoise
Puis on ira manger
Des moules et puis des frites
Des frites et puis des moules
Et du vin de Moselle
Et si t'es encore triste
On ira voir les filles
Chez la madame Andrée
Paraît qu’y en a d’nouvelles
On r’chantera comme avant
On s’ra bien tous les deux
Comme quand on était jeunes
Comme quand c'était le temps
Que j’avais d’l’argent

Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais arrête tes grimaces
Soulève tes cent kilos
Fais bouger ta carcasse
Je sais qu’t’as le cœur gros
Mais il faut le soulever, Jef
Non Jef t'es pas tout seul
Mais arrête de sangloter
Arrête de te répandre
Arrête de répéter
Qu’t’es bon à t’ outre à l’eau
Qu’t'es bon à te pendre
Non, Jef, t'es pas tout seul
Mais c'est plus un trottoir
Ça d’vient un cinéma
Où les gens viennent te voir
Viens, Jef, allez viens, viens !

{Refrain:}

Viens, il me reste ma guitare
Je l'allumerai pour toi
Et on s’ra espagnols
Jef, viens, viens
Comme quand on était mômes
Même que j'aimais pas ça
T'imiteras l’rossignol
Jef,
Puis on s’trouvera un banc
On parlera d’l’Amérique
Où c'est qu'on va aller, tu sais
Quand on aura du fric
Jef, viens
Et si t'es encore triste
Ou rien qu’si t’en as l’air
J’te raconterai comment
Tu d’viendras Rockefeller
On s’ra bien tous les deux
On r’chantera comme avant
Comme quand on était beaux
Jef,
Comme quand c'était l’temps
D'avant qu'on soit poivrots

Allez viens Jef, viens
Ouais ! Ouais, Jef, ouais, viens !
i »

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F
Merci...<br /> il manque le" Bar du Nord" que ma grand-mère tenait et où venaient nombre de marins ;<br /> j'ai encore un calot épinglé de pins des différents bateaux...<br /> le bar se situait à côté d'un garagiste mais je n'en sais pas davantage...<br /> Bonne et Longue vie à votre site et à ses participants...
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M
Merci Mohsen pour ce tour de Bistrots à Ferryville ,que des bons souvenirs il manque le Bar des Russes que mon père a tenu pendants les années 70.,celui de Kananzzi en face du stade .<br /> Merci aussi à Thomas de témoigner pour que les jeunes de Menzel Bourguiba connaitrons un peu l'histoire de cette ville.<br /> Jalel Matri
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T
Je suis la petite fille de Josefa CRIFASI, propriétaire de LA FOURMI. Quelques "révélations" à propos du RESTAURANT LA FOURMI. Car c'était bien là un restaurant, et non un café, ma grand-mère s'en étant portée acquéreur en 1939. Il était situé à l'angle de la rue Hoche et de la rue Victor Hugo, face à un commerce de vins et spiritueux Roche. Au bout de la rue se trouvait le cinéma Bagur, où, pendant mes vacances, j'allais voir Eddy Constantine "alias Emmy Caution", faire son cinéma ; face à lui, ou peut-être un peu plus loin, était installée une modiste qui fabriquait des chapeaux, (la "chapeautière" selon moi), Madame Milano, personnage haut en couleur dont j'ai gardé le souvenir vivace. Ma mamie s'occupait de tout et était derrière les fourneaux. Elle s'est alors fait une sacrée réputation et on se bousculait pour déguster ces raviolis maison, son couscous inimitable, ces farcis et ses boulettes grandioses, sa confiture de tomates vertes. Elle avait également dans sa clientèle des "habitués", qui ne rataient pas un repas. Certains ramenaient chez eux la fameuse gamelle à plusieurs étages, en inox, garnie jusqu'à la gueule, pour leur repas du soir ! Pendant la guerre, LA FOURMI était le refuge, le havre de paix de toute la famille, des amis, des amis des amis.. Les militaires y venaient nombreux, américains, français, et c'est d'ailleurs ainsi que mes parents se sont rencontrés, lui marin français, elle fille de la maison ! (J'ai des photos). Après des années, fin des années 50, LA FOURMI changea de rue pour s'installer avenue de France, à la place de l'ancien TPLG. Puis vient l'indépendance et le départ pour la France. Définitif. Mamie a vécu chez sa fille et son gendre, mes parents, au Havre, en Seine maritime.Elle n'est plus de ce monde depuis 1979. Mais sa fille, ma maman, est toujours là, vaillante et incroyablement jeune à 92 ans. Elle habite maintenant Toulon, dans le Var et reste la mémoire vivante de cette saga..
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M
Je me souviens très bien du restaurant "La Fourmi". Habitant rue Marceau , en allant l'école , tous les jours je passais devant ce restaurant . Si ma mémoire est bonne , sur les tables il y avait des nappes à carreaux . En ce qui concerne le bar à la réputation douteuse (je ne l'ai appris qu'il y a quelques années par un ami breton qui avait fait son service militaire au Casafi et qui avait fréquenté cet établissement ) , une amie de ma sœur avait organisé son mariage dans cette salle et ma sœur aussi. Le bar en question s'appelait "Le coq Hardi".
M
Vraiment bien votre petit tour de ferryville que de nostalgie !!juste une remarque dommage que vous nous parliez pas plus du bar restaurant chez ferid chennoufi une bonne adresse remplie de bons vivants ou l on evoque souvent ces bons souvenirs de ferryville de la boulangerie randazzo en passant par le cinema olympia bref de vrai mine d or pour les gens qui savent ecouter les anciens comme baba ali nous compter ferryville tt en buvant une celtia ou en mangeant une assiette du chef ferid !! Bref une invitation a vous mr ; le patron ramzy y est super cool et peut etre qu on s y verra !!!!
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P
<br /> Petite erreur dans le message d'hier :<br /> Ma mère Joséphine Marrone est la fille de Félix Billy et Innocenza Milano, donc elle est née Billy.<br /> <br /> <br />
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Garder vive la mémoire d'une ville (Menzel Bourguiba ex-Ferryville) et de ses habitants