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02 Jan

L’immigration, les Tunisien-nes à l’étranger et l’instance de représentation : pour une démarche transparente et consensuelle

Publié par menzelbourguiba-ex-ferryville.over-blog.fr  - Catégories :  #Chroniques sociales et politiques

service-public.jpgDepuis le déclenchement de la révolution on parle de plus en plus de la nécessité de redéfinir la politique concernant l’immigration et les Tunisien-nes à l’étranger. Ces derniers temps même les milieux officiels se préparent à organiser pour l’été 2013 une importance rencontre à ce sujet. Et en perspective il y a la mise en place d’une instance de concertation et de représentation des Tunisien-nes à l’étranger.

 

Il est heureux et important que le pays sorte, enfin, de cette vision qui a prévalue jusque là, une vision exclusivement étatiste, unilatérale et toujours langue de bois, au sujet de l’immigration comme d’ailleurs sur toutes autres questions.

 

Il faut dire que la révolution est passée par-là et que quelque chose est en train de bouger, sensiblement, à propos de  l’immigration et des Tunisien-nes à l’étranger.

 

Quelques rappels indispensables avant d’aller plus avant 

 

Une remarque préalable : L’immigration est avant tout un phénomène mondial aussi vieux que le monde lui-même[1].

 

La communauté tunisienne est constituée, selon les chiffres pour l’année 2010, de plus de 1.100 000 personnes dans les différents pays, soit 10% de la population tunisienne. Ils n’étaient que quelques 35 000 en 1962. Près de 600 000 en France (54%), plus de 150 000 en Italie (14%), plus de 85 000 en Allemagne et en Libye (8%) et ces 5 pays représentent 84% de la communauté à l’étranger. Mais les Tunisien-nes sont également présent dans de nombreux autres pays et régions : 20 000 au Benelux, 13 000 en Suisse, 18 000 en Arabie Saoudite, 16 000 en Algérie, 13 000 aux Emirats, 15 000 au Canada, 13 000 aux Etats-Unis …)

 

Avec 10% de la population tunisienne la communauté à l’étranger est de plus un facteur important sur le plan économique et social en raison des transferts de devises dans le pays, transferts qui ont représenté par exemple en 2010 quelques 2.904 millions de dinars  soit 4.5 % du Produit National et à 20.5% de l’épargne nationale.

 

Certes ces migrants tunisiens n’ont choisi de s’expatrier que parce que, à un moment donné de leur vie, ils y ont été soit contraints par le chômage et l’absence de perspectives soit encouragés par les choix économiques et sociaux des pouvoirs successifs en Tunisie mais également des accords bilatéraux et conventions signés entre la Tunisie et les autres pays[2].

 

Même s’il paraît évident que les Tunisien-nes ont émigré, le plus souvent, dans l’espoir de trouver, ailleurs, un travail leur permettant de vivre et faire vivre leurs familles, il serait cependant faux et erroné de croire que se sont seulement ces difficultés économiques qui expliquent leur migration. D’autres facteurs (personnels, familiaux, politiques …) interviennent finalement dans la décision de s’extrader. En d’autres termes même si, demain, les difficultés économiques venaient à disparaître en Tunisie, la migration ne disparaîtra pas pour autant. Elle changerait dans sa manière, dans son ampleur peut-être …etc, mais des gens chercheront toujours à aller voir de quoi « l’ailleurs » est fait. Et de toute manière cela reste un droit légitime élémentaire, donc fondamental, que de pouvoir circuler librement !

 

Qui plus est, quant on parle de Tunisien-nes à l’étranger, on a tendance souvent à y inclure ceux et celles nés dans les pays de résidence qui, faut-il le rappeler, ne sont pas des émigrés, même s’ils expriment très fortement leur attachement au pays d’origine de leurs parents. Plus encore, et avec le temps, viennent se greffer - mais c’est un phénomène qui concerne toutes les immigrations - d’autres préoccupations, facteurs et aspirations, dans le quotidien de ces communautés et de ces personnes, là où elles vivent[3]. Autant ces immigrations et ces communautés apportent quelque chose de nouveaux aux sociétés et pays d’accueil, autant, en retour, elles sont influencées par les réalités ces pays. L’immigration est ainsi ! Et il n’y a pas lieu de s’en plaindre !

 

Et cela sans oublier toutes les questions que soulève le phénomène de la harka et des harragas qui est la conséquence, faut-il le rappeler, de la fermeture des frontières et de la réglementation de plus en plus restrictives inaugurée en France dès 1974[4] et en Europe avec le Schengen.

 

Certes l’immigration et les Tunisien-nes à l’étranger relèvent de la politique générale migratoire, en relation avec des pays tiers. Mais c’est d’abord et aussi une affaire de personnes et d’itinéraires personnels, familiaux, qui posent, du même coup, des questions d’ordre politique, social, culturel, affectif …etc. C’est dire si la question est complexe et nécessite une approche à la fois globale mais également spécifique dans la manière de la traiter.

 

L’immigration tunisienne est, comme tout groupe humain, multiple et complexe. Voilà pourquoi il est important de se débarrasser de ces clichés manichéens véhiculés à propos des Tunisiens à l’étranger, ces « mouatinina bel kharej » avec toute la charge péjorative que l’on devine. Cela est, heureusement, en train de changer !

 

 

La question de l’immigration et l’opinion publique en Tunisie

 

Avec la révolution, en effet, quelque chose a commencé à bouger à propos des Tunisien-nes à l’étranger et, en tout premier lieu, le regard qui l’on porte sur l’immigration.

 

Et d’ores et déjà une chose est clairement visible et palpable : Le traitement de cette question de l’immigration et des Tunisien-nes à l’étranger n’est plus du ressort exclusif de l’Etat et de l’administration.

 

Non seulement la révolution est passée par-là, mais il est évident aussi que le drame des « harragas », dans les semaines qui ont suivi, a mis en lumière la réalité – en tout cas une des réalités – de l’immigration et qui a mis en émoi les Tunisiens. Des milliers de familles ont été (et sont) concernés par ce drame et des centaines de familles n’ont même pas encore, à ce jour, pu faire le deuil de leurs disparus. Les images de ces centaines de « harragas », embarquant dans des bateaux de fortune et tentant, au péril de leur vie, de rejoindre l’Europe via l’île italienne de Lampedusa ne peuvent, en effet, laisser indifférent !

 

Ce phénomène de harka n’est, pourtant, pas nouveau même s’il a pris, pour les Tunisiens en 2011, des proportions jamais vues jusque là[5] ! Cependant, auparavant cela passait, malheureusement, presque toujours par « perte et profit » et seul le pouvoir, ce big brother de la communication, était alors « habilité » à nous délivrer sa version édulcorée des choses ! Aujourd’hui, et c’est la grande nouveauté, l’Etat n’a plus le monopole de l’information. Les médias, la société civile et du même coup l’opinion publique sont devenus les principaux vecteurs de cette information et nous renvoi d’autres images et nous donnent à lire une autre version de la question. En témoigne la constitution du Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES) ou encore l’intérêt porté par la société civile à la situation des migrants et des réfugiés étrangers en Tunisie comme dans le camp de Choufa.

 

Certes nous ne sommes qu’au début du processus mais il y a tout lieu de croire que les choses ne vont pas (et ne doivent pas) s’arrêter en si bon chemin. Mais, comme dans tous les autres domaines, ce processus comporte toujours un mouvement de balancier où interviennent différentes variables et en tout premier lieu la volonté politique et les stratégies des uns et des autres, le rapport de forces entre les différentes conceptions et approches question…

 

Les choses sont cependant en train de changer. Et comme premier signe visible de ce frémissement, la désignation, avec la constitution du gouvernement, d’un secrétariat chargé de l’immigration et des Tunisiens à l’étranger. En fait les premiers signes s’étaient déjà manifestés plus tôt, dans les semaines qui ont suivi le 14 janvier 2011, lorsque les Tunisien-nes à l’étranger ont été invités à siéger à la fameuse Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique. Autres signes, également, quand les Tunisien-nes à l’étranger ont élu en octobre 2011 des députés pour les représenter à l’ANC.

 

Se sont là des avancées importantes ! Mais les Tunisien-nes à l’étranger réclament, depuis des décennies, à ce que soit remis à plat et rediscuté l’ensemble des questions relatives à la politique migratoire[6] (Accords bilatéraux, neutralité de l’administration consulaire, instance de représentation des Tunisien-nes à l’étranger, la place des associations … ).

 

 

Instance de représentation des Tunisien-nes à l’étranger : Pour une démarche transparente et consensuelle

 

Voilà, pour le coup, une très ancienne revendication des Tunisien-nes à l’étranger et plus particulièrement de leurs associations. Du moins, et pour être plus précis, des associations autonomes et non-gouvernementales, par opposition aux structures, amicales et autres cellules RCD, mises en place par le pouvoir tunisien avant la révolution, lesquelles étaient, il faut le dire, davantage courroies de transmission  qu’associations.

 

Des dizaines d’associations indépendantes, de comités, collectifs existent depuis des années, qui n’ont eu de cesse de demander de rompre avec cette conception et ces pratiques et qui militent pour que s’instaure dorénavant, dans la transparence, une concertation et une représentation réelles des Tunisien-nes et des associations des Tunisien-nes à l’étranger. La révolution en Tunisie, que ces associations ont accompagné et appuyé de manière conséquente - et qui a été, d’ailleurs, l’occasion d’une impulsion extraordinaire pour de nouvelles associations - ne pouvait que relancer fortement cette revendication d’instance de représentation et quel que soit le nom qu’on lui donne.

 

Le gouvernement actuel et surtout le ministère des affaires sociales et le secrétariat d’Etat à l’immigration l’ont, apparemment, compris et quelques initiatives ont été organisées en ce sens. Mais celles-ci avaient, de toute évidence, cet immense et récurrent défaut - cher à tous les gouvernants - de manquer de transparence et de n’avoir pas pris suffisamment en compte l’indispensable dialogue et la concertation avec les associations de Tunisien-nes à l’étranger. Et, avec cette désagréable impression de « déjà vu » - et cela n’est pas sans rappeler se qui passe en Tunisie même avec la mise en place d’autres instances (ISIE, Médias, Justice …) - celle-ci devra t-elle, à son tour, traîner en longueur ou, pire, se faire dans la précipitation, de manière partisane, dans le seul but de son instrumentalisation en vue des prochaines échéances électorales ? Et pour, être tout à fait clair, le mouvement Ennahda, autant sur cette question ou pour ce qui est les nominations dans les postes-clés des consulats, est visiblement en train d’emprunter ce chemin !

 

Il est vrai que les enjeux sont importants et tout comportement sectaire et/ou partisan est malvenu. Et ce serait, pour le coup, regrettable et dommageable que des considérations politiciennes interfèrent ou encore que les intérêts partisans, à courte vue, l’emportent sur la raison, alors même qu’il faudrait, tout simplement, une démarche fondée sur le consensus dans l’intérêt de tous les Tunisien-nes à l’étranger et en Tunisie. Et en la matière la société civile est largement en avance sur l’Etat.

 

La question est simple : Dans la plupart des pays démocratiques il existe des instances de représentation de leurs ressortissants vivant à l’extérieur. La Tunisie doit avoir cette ambition aujourd’hui et mettre en place, à son tour, une telle instance. Et la démarche pour y arriver est aussi importante que l’instance elle-même. La démarche ne préfigure-t-elle pas d’abord l’état d’esprit et la volonté réelle des initiateurs ?

 

Et justement la première question qui se pose est celle-ci : Qui - ou quelle structure - sera chargé de préparer, en amont, les conditions pour arriver à mettre en place cette instance ?

 

Laquelle en soulève d’autres :

 

Quelles seront, en effet, les participants (associations, institutionnels, personnalités qualifiées …) qui seront appelés  à participer aux assises qui désigneront les membres de cette instance ?

 

Qui va contrôler et vérifier que les préparatifs se sont déroulés dans les meilleures conditions de transparence, d’égalité et d’équité ?

 

Quelle sera le mode de désignation des participants aux réunions préparatoires (élections, désignation, cooptation …) ?

 

Quel échéancier pour les réunions locales, régionales, par pays … ?

 

…etc.

 

Comme on le voit la démarche et la méthode sont finalement déterminantes et peuvent prêter le flanc à des contestations inévitables si l’on ne s’y prépare pas, dans la transparence, en amont. Et du reste, pour ce qui concerne le contenu et la forme que pourrait prendre cette instance, nous avons des expériences dans d’autres pays[7] sur lesquelles nous pouvons nous appuyer, tout en décidant de ne garder que ce qui est bon pour nous et, pourquoi pas même, innover à notre tour et, demain, peut-être, servir d’exemple à d’autres.

 

Voilà pourquoi il me semble indispensable que les pouvoirs publics, en accord avec les associations de Tunisien-nes à l’étranger et des membres de la société civile tunisienne, acceptent de mettre en place une commission de travail. La composition de celle-ci doit résulter d’un consensus et doit avoir toute la latitude et la souplesse suffisante pour agir et travailler sereinement, dans les meilleures conditions et proposer une feuille de route. La neutralité de la commission devra la règle et en tout état de cause la transparence et le consensus doivent prévaloir tant dans la démarche que dans les décisions.

 

Elle aura pour principales tâches de :

 

1/ Déblayer le terrain par un travail d’enquêtes, de recherches et de réflexion sur les différentes expériences similaires dans d’autres pays

 

2/ Présenter un canevas avec un échéancier jusqu’à la désignation de cette instance

 

3/ Etablir un listing d’associations de Tunisien-nes à l’étranger le plus exhaustif qui soit. 

 

Voilà pour ce qui concerne la méthode et la démarche préalables où doivent prévaloir le consensus, la transparence mais également une certaine expertise et connaissances nécessaires des questions de l’émigration/immigration et tout particulièrement du thème qui nous préoccupe.

Ce sont ces conditions qui nous permettront, alors, d’aborder le contenu de la question de l’instance de représentation (rôle, statut, prérogatives, mode de désignation …).

 

Mohsen Dridi

Le 1er janvier 2013



[1]              Près de 200 millions de personnes sont aujourd’hui des migrants et/ou des déplacés dans le monde, soit environ 3% de la population mondiale. Tous les pays et tous les continents sont touchés par ce phénomène migratoire qu’il soit choisi ou subit. Mais, et contrairement à l’idée reçue, il faut savoir aussi plus des 2/3 de ces mouvements de population, notamment pour ce qui concerne les déplacés et les réfugiés fuyant les guerres ou les famines, se font d’abord entres les pays du sud eux-mêmes, c’est à dire des pays pauvres vers d’autres pays pauvres. Ceci étant les pays riches aussi connaissent une émigration, c’est à dire des gens qui choisissent d’aller travailler ailleurs que dans leurs pays. Les Français expatriés par exemple sont au nombre de 2 000000. La différence, et elle est importante, c’est qu’eux ont le choix.

 

[2]              Il faut se souvenir que dès 1963 une convention de main d’œuvre a été signée avec la France suivie en 1964 d’un accord sur la circulation des personnes avec l’installation d’une mission de l’Office national d’immigration (ONI) en Tunisie en vue de recruter des travailleurs pour les entreprises françaises. A partir de 1963 d’ailleurs des dizaines de conventions et accords de main d’œuvre ont ainsi été signés avec de nombreux pays (Italie, Allemagne, Les Pays-bas, La Belgique, la Libye …)

 

[3]              En effet c’est une population, faut-il le rappeler, qui en est à la 3ème génération et qui comporte de plus en plus jeunes puisque les moins de 16 ans représentent près de 25%. Quant aux femmes si elles représentent en moyenne 25% de l'ensemble de la communauté, ce taux atteint, concernant la France, 38% en raison évidemment de l’importance du regroupement familial

 

[4]              Déjà en France en 1972-73, en 1981-82, 1996 … les immigrés ont été amenés à déclencher de nombreuses grèves de la faim pour obtenir leurs régularisations et les Tunisiens ont été très nombreux (en France près de 20.000 Tunisiens régularisés en 1972-73, plus de 22.000 en 1982-83 et un peu plus de 8 000 en 1996-98. En Italie régularisation en 1986 puis 1986 (dont 10.000 Tunisiens), en 1990 (26 000 tunisiens) sans parler des régularisations de 1995, 1998, 2002 …) Et ces régularisations ont été le résultats de combats associatifs communs et solidaires entre immigrés et Français, Italiens …

[5]              18.244 immigrés sont morts aux frontières de l'Europe depuis 1988, dont 8.479 sont disparus en mer. En mer Méditerranée et dans l'océan Atlantique ont perdu la vie 13.417 migrants. Seulement en 2011, au moins 2.352 personnes ont perdu la vie aux frontières de l'Europe.Dans le Canal de Sicile 6.226 personnes sont mortes, entre la Libye, l'Égypte, la Tunisie, Malte et l'Italie, dont 4.790 disparus, et 229 autres ont perdu la vie le long des nouvelles routes entre l'Algerie et l'île de Sardaigne; 4.739 personnes sont mortes au large des îles Canaries et du détroit de Gibraltar entre le Maroc, l'Algérie et l'Espagne, dont 2.429 disparus; 1.397 personnes sont mortes en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, et aussi entre l'Egypte et la Grèce et entre la Grèce et l'Italie, dont 828 disparus; 696 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l'Albanie, le Montenegro, la Grèce et l'Italie, dont 307 disparus. Mais la mer on ne la traverse pas seulement à bord des pirogues. En navigant cachés à bord de navires de cargaison regulierement enregistrés, au moins 156 hommes sont morts asphyxiés ou noyés.(cf. Fortresseurope)

 

[6]              Voir à ce sujet le cahier de doléances rédigé lors des Assises de l’immigration tunisienne qui ont eu lieu le samedi 7 mai 2011 à l’Université de Paris VIII à Saint-Denis dans la région parisienne, auxquelles ont participé prés de 250 personnes, une soixantaine d’associations, de comités et collectifs de Tunisien-nes, venant de Belgique, d’Italie, du Canada, de Suède, de Suisse, de Tunisie et de France.

[7]              Déblayer le terrain par un travail d’enquêtes, de recherches et de réflexion sur les différentes expériences similaires dans d’autres pays (Conseil Général des Résidents espagnols à l'étranger (CREE), Conseil des communautés portugaises (CCP), Conseil général des Italiens de l’étranger, l’assemblée des Français de l’Etranger (AFE), Conseil des Suisses de l’étranger, Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME),  …). Cela nécessitera de rencontrer les associations qui participent ou ont participé à ces instances (le CCPF pour les Portugais, la FACEEF pour les Espagnols, l’ACLI pour les Italiens, l’ATMF, l’AMF… pour les Marocains. De même que des personnalités reconnues pour leurs actions et/ou leurs compétences en la matière.

 

 

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W
I really had no clue about what was going on. It was interesting to know about the establishment of a consultative and representative of Tunisian-nes. For some strange reason, this happened to be abroad. Anyway, thank you so much for sharing this update.
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