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25 Oct

Élisabeth FAURE (1906-1964) : Une artiste-peintre née à Ferryville

Publié par menzelbourguiba-ex-ferryville.over-blog.fr  - Catégories :  #Chroniques culturelles, #Portraits

 Faure2.JPGNée à Ferryville en Tunisie en 1906. Elève de Lucien SIMON, elle expose depuis 1933 au salon. Elle peint des paysages de Bretagne, d’Auvergne et d’Afrique, vers 1930.

 

 

Élisabeth Faure (Ferryville 1906- 1964)[1] est un peintre français dont les oeuvres nombreuses réalisées en Afrique et à Madagascar la situe généralement parmi les "peintre voyageurs".

 

Elisabeth Faure, née en Tunisie, est l’ainée de ses deux sœurs : Gabrielle, future collaboratrice de Maurice DENIS et Marguerite. Ses parents rejoindront Toulon lorsqu’elle a quatre ans. Elle manifeste très tôt le goût du dessin et de la peinture et elle entrera plus tard à l’école des Beaux-Arts de Toulon. A ses 19 ans, elle suivra sa famille à Bordeaux d’où elle prépare l’examen d’entrée aux Beaux-Arts de Paris. De 1928 à 1934, elle y suit les cours de l’atelier de Lucien Simon.

 

Elle rencontre Marthe Flandrin en adhérant aux Catholiques des Beaux-Arts et décore, avec elle, la salle de réunion de l’association, rue Madame, d’une fresque intitulée « Le Seigneur est mon pasteur… » (1930). Puis, elles œuvrent en 1931 au Pavillon des Missions étrangères de l’Exposition coloniale ; en 1935 à Sainte-Geneviève de Nanterre. Elisabeth Faure adopte à cette époque un style directement influencé par le Quattrocento et Piero della Francesca, que l’on retrouve dans sa participation au grand programme décoratif pour l’ église du Saint-Esprit (1933) aux côtés des grands noms du courant de l’art sacré. Elle coopérera avec les Compagnons des Ateliers d'art sacré. En 1936, une bourse de voyage lui permet de séjourner en Italie une année avant de rejoindre la prestigieuse Casa Velasquez de Madrid. Mais la guerre civile espagnole l’oblige à quitter la péninsule pour le Maroc qu’elle explorera en compagnie de son amie Marthe Flandrin.

 

Son style évolue alors vers une nouvelle spontanéité qui confère à son trait la vivacité propre à saisir les émotions des scènes quotidiennes et des paysages rencontrés.

 

Après ces premières expériences exotiques, la guerre ramène Elisabeth à Paris. Elle y commence, en 1942, de nombreux relevés de fresques en Auvergne et Bretagne pour le Musée des Monuments Français. L’après-guerre signe définitivement la fin des grandes commandes décoratives, de l’Etat ou de l’Eglise, dont les artistes femmes pouvaient encore bénéficier. Le choix quasi exclusif des avant-gardes essentiellement masculines relègue largement les femmes aux soutes de l’Histoire de l’art. Il leur faut trouver d’autres moyens de vivre de leur métier : L’exploration des colonies en est l’occasion, pour les plus audacieuses.

 

Ainsi, de 1951 à 1953, Elisabeth Faure explore Madagascar et les Comores, où elle exécute de très nombreux croquis et peintures au chromatisme riche et harmonieux.

 

Puis, ce sera le Congo-Brazzaville, Libreville et le Tchad. Elle vit de la vente de ces œuvres aux colons de ces régions traversées, mais aussi de programmes décoratifs destinés aux bâtiments administratifs. Sa dernière réalisation sera pour l’ambassade de Madagascar, à Londres, en 1963. Malade depuis 1959, elle meurt le 17 mars 1964 avant d’avoir peint « L’homme cherche son chemin dans la forêt de la connaissance », fresque pour la Faculté des Sciences de Bordeaux-Talence.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_Faure

 

 

 

 

 

Née à Ferryville en Tunisie, elle suit les cours des Beaux Arts, à Toulon où elle a trouvé pour Maître Gabriel Amoretti, puis à Bordeaux. Elle entre aux Beaux Arts de Paris en 1927,dans l’atelier de Lucien Simon, atelier qu’elle fréquente jusqu’en 1935.

 

Élève de Lucien Simon, elle expose depuis 1933 au salon. Elle obtint une seconde médaille en 1935, et surtout le prix national la même année.

 

D’après le BENEZIT, il nous dit également, à propos de Lucien Simon :"Il est membre de l’institut en 1927. Un de ses meilleurs titre est d’avoir eu comme élèves Bob Humblot, Henri Jannot, Yves Brayer, Georges Rohner et Élisabeth Faure". Sa bourse de voyage l’amène en Italie : Florence, Assise, Rome. En 1936 elle est pensionnaire à la Casa Vélasquez de Madrid… C’est la guerre d’Espagne, et c’est au Maroc, à Fez, qu’elle séjourne en 1937 et 1938. "

 

Ce séjour en terre africaine pleine de soleil, l’aide à se dégager de l’emprise italienne.

 

Elle s’intéresse à l’art de la fresque et participe à de nombreuses réalisations, exécute des relevés en Auvergne et en Bretagne, et collabore à la constitution du Musée de la Fresque et au Musée des monuments français du palais de Chaillot.

 

Titulaire du Prix de Madagascar, elle séjourne trois ans (51-52-53) dans la Grande île d’où elle rayonne vers les îles voisines. Elle peint les paysages et les gens, des huiles sur toile et sur panneaux, et surtout des aquarelles.

 

Titulaire du prix de l’Afrique équatoriale Française, elle est deux ans (57-58) à Brazzaville et aussi à Bangui, Fort Lamy, et au Tchad. Sa production est considérable, huile et aquarelles, débordent de couleur et de vie.

 

En 1962, malade elle parvient à exécuter la décoration de l’ambassade de Madagascar à Londres. La fresque du hall de l’amphithéâtre de la Faculté des sciences de Talence, « L’Homme cherche son chemin dans la forêt de la connaissance » ne sera jamais réalisée.« Un tableau d’Elisabeth FAURE, c’est à la fois un raffinement de couleurs et de dessins qui enchante le spectateur, une fenêtre ouverte sur la nature ou les choses, dont elle n’a retenu que le mouvement et l’expression. » (Marc Carré)

http://atelier4.courpiere.pagesperso-orange.fr/htm/faure.htm

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