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19 Aug

1962 : Et l’aventure du « Club des jeunes » de Menzel commença ! (2)

Publié par menzelbourguiba-ex-ferryville.over-blog.fr  - Catégories :  #ballades ..., #Mémoire, #mémoires, #Chroniques culturelles

1962 : Et l’aventure du « Club des jeunes » de Menzel  commença ! (2)

1962 : Et l’aventure du « Club des jeunes » de Menzel commença ! (deuxième partie)

Quand la musique est bonne …

Après le théâtre c’est évidemment la musique qui avait la préférence des jeunes que nous étions alors. D’autant qu’il existe à Menzel une réelle, longue et riche tradition[1] en la matière et surtout les bals musettes organisés régulièrement soit à Rondeau ou à Guengla Sans oublier l’existence du kiosque à musique qui recevait régulièrement des concerts de musique (même si notre génération ne l’a pas vécu directement). Cette tradition s’est donc tout simplement perpétuée après l’indépendance avec la constitution au sein du «Club» d’un premier groupe de musique.

A l’origine c’est au sein de fanfare de la ville que 4 jeunes se sont mis constitué en « groupe de musique occidentale ». Il était composé de deux saxophonistes (Ali Lamouchi (facteur de son métier) et Hammouda Chaabane), 1 trompettiste (Larbi Bergaoui), 1 guitariste (Hassen Ouertani « Parisien » et 1 batteur (Talbi) [2]. Et bien sûr cela ne manqua pas de susciter de nouvelles vocations chez plusieurs jeunes qui rejoignirent le groupe de musique. C’est ainsi que va s’enclencher l’aventure des « Diables Rouges » dont un musicien, guitariste hors pair, en devint l’âme : Méjid Mekki Kchouk. Autour de lui vont se retrouver les guitaristes (Hassen « Parisien », Rachid Sédiri, Çifallah Jamazi, Nourredine Ladjnef, Naceur Mekki, Najib Ladjnef) les saxophonistes ( Ali Lamouchi, Hamouda Chaabane, Djamel Larbi), le clarinettiste (Abdelhamid), les batteurs (Tahar Djélidi, Moncef Chébil, Kallis) Ali « Chaqaqa » à la contrebasse, Hamadi Toumi aux congas … Sans oublier tous ceux et celles qui se sont essayés à la chanson et qui accompagnaient les Diables Rouges lors des après-midi ou soirées dansantes qui avaient lieu au club (Féthi Ben-Youssef, Hamadi Chénouffi …).

Cette aventure musicale des « diables Rouges » se poursuivra des années durant et joua un rôle déterminant non seulement dans l’animation du «Club» et des soirées dansantes qui drainaient des dizaines de jeunes et de moins jeunes mais encore elle eu un écho au-delà de la ville. A telle enseigne que quant le «Club» organisait ses animations musicales et dansantes avec les diables Rouges les gens venaient non seulement de la ville de Menzel mais même de plus loin (de Bizerte, Tunisie …). L’orchestre devint même l’un des les plus demandés dans les boîtes à musique et autres hôtels de la région et ailleurs.

Plus tard « Les Diables Rouges » volèrent de leurs propres ailes et devinrent un groupe quasi indépendant.

***

Et puis il y a la danse et la musique folklorique. C’est à nouveau l’empreinte particulière de Habib Chebil qui nous a également permis de naviguer sereinement « entres les différents arts (cinéma, théâtre, musiques, peinture …) et surtout les différentes cultures : des grands classiques arabes (Mohamed Abdelwaheb, Férid Elatrech, Fayrouz … à la musique classique occidentale (Remsky Korsakov, Beethoven, Tchaïkovski … en passant bien sûr par le Rock and roll, le malouf et la danse folklorique ».

Intéressante cette combinaison entre différents genres de musiques et de cultures avec une jeunesse (ou en tout cas une partie de la jeunesse) qui s’est totalement prise au jeu. A côté de l’orchestre les Diables rouges le « club » avait également impulsé une troupe de musique et de danse traditionnelles. Et à chaque fois on sentait la touche particulière de l’artiste Habib Chebil comme lors des chorégraphies du groupe. Il y avait l’ensemble vocal pour les chants de Malouf et ou traditionnels et il y avait les danseurs qui arrivaient jusqu’à introduire des interprétations libres (danse du sabre, danse du burnous …).

Le groupe de musique et de danse était composé de : Driss Gabteni (à la Cornemuse / mézoued), et Mohamed Béjaoui (à la darbouka). Quant à la chorale et la danse il y avait : Meki Kaouane, Mohamed-Ali Drissa, Hassen Zenati, Abdelkrim Taboubi, Mongi Gabteni, Ali ben Ammar, Noureddine Lajenef, Ahmed Nâamane, Mohsen dridi

Par la suite le flambeau a été repris par une nouvelle génération et il faut ici signaler le rôle joué par Samy Kchouk[3], un virtuose du Oud, qui anima une troupe de chant tunisien et andalou. Samy Kchouk avait, bien plus tard dans les années 1990, poursuivi sa participation à l’action musicale avec le Comité culturel local en particulier avec l’organisation de la « Fazâa » un grand spectacle musical qui avait rassemblé prés d’une centaine de chanteurs et danseurs (voir l’affiche).

***

Le « club » fait son cinéma.

Là également c’est une aventure assez particulière. Menzel n’est pas évidemment pas étrangère ou indifférente à la culture du cinéma et ce pour plusieurs raisons : N’est-ce pas dès 1914 que la première salle de cinéma « Le métropole » a ouvert ses porte suivi, deux décennies plus tard, de trois autres salles (l’Olympia, le Rex et le Ferry-ciné). Cela a inévitablement crée et encourager un engouement pour le cinéma certes en tant que loisir drainant un public fidèle et de plus en plus nombreux et incontestablement une certaine culture cinématographique. En 1952 c’est au tour du ciné-club local de se lancer et d’accentuer ce goût et du cinéma et des débats critiques (ici).

Voilà pourquoi le « club » ne pouvait pas être en reste et l’activité cinéma a évidemment occupé toute sa place. Bien sûr au début il s’agissait surtout de projections de petits films en 16 mm (Noir et Blanc) que nous nous procurions gracieusement auprès de certaines ambassades (comme par exemple le « Cuirassé de Potemkine » un film mythique réalisé en 1925 par le cinéaste russe Eisenstein …) suivi bien entendu de débats. Ensuite ce fut des initiations sur les techniques du cinéma (prise de vue, le découpage, le montage …) mais aussi sur des questions plus pointues sur les sensibilités de la pellicule (ASA, DIN …).

C’est de ce premier noyau d’amoureux de cinéma que va naître, en 1964, le club de jeunes cinéastes amateurs qui adhèrera rapidement à la FTCA (fédération tunisienne des cinéastes amateurs) donnant ainsi une impulsion nouvelle à cette activité. Impulsion nouvelle non seulement par la participation aux différents festivals qui avaient lieu, dès 1964, à Kélibia (dans la région du Cap Bon) mais encore et peut-être surtout par la réalisation de films présentés en compétition. Ainsi en 1965 le club de Menzel Bourguiba présentera le court métrage « Le trésor volé » une pièce de théâtre écrite et filmée par Habib Chebil et dans laquelle le principal personnage est joué par Hassen Béjaoui. L’année suivante l’expérience se renouvellera avec la présentation d’un autre court métrage « l’Ennui » réalisé par H. Chebil et Ben-Romdhane et dont le seul personnage est justement joué par Habib Chebil[4]. D’autres essais ont également été tenté par la suite plus ou moins réussi (tel que « La Panthère » de Kamel Chakroun …) mais ont permis néanmoins de servir de formation pour tout le groupe de Menzel.

Le groupe de jeunes cinéastes étaient alors composé de : Tarek Arbi, Kamel Chakroun, Mohsen Dridi, Joumni, Hassen Béjaoui, Ali Ben-Ammar, Slim Tékaïa, Hosni Tékaïa, Hamadi Soula, Zoghbi … et bien d’autres encore.

***

Et le « Mensuel des Jeunes de Menzel » (MJM). Le journalisme amateur était aussi une de nos activités au sein du « Club » et une revue appelé MJM « Mensuel des jeunes de Menzel » dont nous n’avions produit que quelques numéros. Pour ma part puisque j’étais dans le comité de rédaction et de diffusion je crois me souvenir de 2 peut-être 3 numéros mais espacés dans le temps (il n’avait de « mensuel » que le nom). Il y avait dans le comité de rédaction Tahar Malekh, Ali Ben Ammar et moi-même (Mohsen Dridi). Outre la rédaction de textes j’avais la charge de secrétaire de rédaction (rassembler les articles, d’emmener les articles tapés à la machine à écrire mais sur des supports stencil afin que les services techniques de la municipalité les impriment et les agrafent). Le premier numéro comportait notamment un article sur le thème « la reconversion de l’agriculture » rédigé par Khaled Chebil, un autre rédigé par Mohamed habib Marzouki[5] et deux articles que j’avais pour ma part écrit (l’un sur le ramassage des poubelles en ville – déjà ! - et l’autre sur comment envisager un festival annuel spécifique à Menzel. Je sais qu’il y a eu un autre numéro dont le contenu était entièrement consacré à l’anniversaire de l’évacuation de Bizerte (c’était alors une idée de Ben Ammar).

Comme on le voit ce qui apparaît c’est la polyvalence des membres qui participent aux diverses activités du club. Une polyvalence assumée d’ailleurs.

***

Les festivals du «Club»: Le principe qui avait été retenu pour faire connaître les diverses activités du « club » c’était d’organiser 2 fois par an un festival. Et c’était l’occasion pour les jeunes et même les adultes qui venaient y assister en familles. Les officiels, bien sur, n’étaient pas en reste puisqu’à chacun de ces festivals nous arrivions à inviter des ministres de haut rang (tels Mohamed Mzali, Fouad Mbazâa, Mongi Slim …). Il est même arrivé, en 1966, que le festival soit délocalisé pour être présenté ailleurs et notamment à Ras Jebel qui restera pour tous ceux qui y participèrent une aventure dans l’aventure[6].

De toute cette épopée et cette aventure d’aucuns pourront regretter qu’il n’en reste rien au vue du paysage culturelle dévasté que connait Menzel Bourguiba depuis des décennies. Et pourtant il faut savoir que cette expérience et les gens de cette génération qui ont contribué et agit par la culture et l’art ont été, longtemps après, parmi les meilleurs défenseurs des libertés et des droits humains notamment durant les années de plomb de l’autoritarisme. Certes pas tous, non, mais la plupart avait acquis cet esprit à la fois d’ouverture et de résistance, qualités indispensables pour l’action politique et dans la société civile. Et ce n’est pas un hasard si nombre d’entres-eux, longtemps après l’expérience du club, ont continué leurs itinéraires les uns dans le théâtre, le cinéma, la musique, les autres dans l’engagement social et politique et d’ailleurs le plus souvent les deux à la fois. N’est-ce pas d’ailleurs cette génération qui a, à sa manière, semé les graines de la liberté et de la résistance donc de la révolution ?

***

Un hommage à toutes celles et tous ceux …

Pour terminer citons toux ceux et celles qui ont participés à cette formidable et inoubliable aventure : A commencer par une pensée à la mémoire de nos regrettés amis prématurément disparus : Habib Chebil, Ezzedine Chebil, Ali Ben Ammar[7], Ladjmi Amamou, Mustapha « Mus » et son jeune frère Rachid Sédiri, Mekki Kaouane, Hassen Béjaoui (1), Moncef Chebil, Moncef Mekki, Driss Dridi, Hamida Dekhil, Mohamed Manoubi, Belgacem Balti, Kamel Chakroun

Et bien sûr à tous les autres : Khaled Chébil, Mustapha Ben-Yedder, Mongi Gabteni, Mekki Kaouane, Larbi Kaouane, Ali Ben Ammar, Hassen Zenati, Nourredine Ben Romdhane, Jouni, Mahmoud Mahfoudh, Hassen Béjaoui (2), Méjid Mekki, Mohamed Mekki (Deutch),Tahar Djélidi, Hamadi (notre Barman), Abderrazak et Nourredine Ladjnef, Hadj Jomâa, Nourredine et Hamadi Soula, Ferjani Hamami, les frères Drissa, Sifallah Jamazi, Kaliss, Ali Lamouchi, Hamadi Toumi, Hamouda Chaabane, Arbi Bergaoui, Ali « Chaqaqa », Chénouffi Hamadi, Chokri Bourourou, Ahmed Naamane, Cherif Khamassi, Fredj Hamdi, Mohamed Lahbib Jamazi, Tahar Melakh, Mahjoub Soltani, Mohamed ben Ali, Ben Romdhane, Mohamed Habib Marzouki, les frères Mzoughi, Abdelkrim et Azaïz Taboubi, Mustapha Ben-Yedder, Hager Ben-Yedder, Féthi Ben Youssef, Chadlia et Dalèl Béjaoui Lamine Tékaïa, Najet Jomni, Rachid et Jamel Larbi, Hassen Ouertani « Parisien », Habib « scotch », Hédi Bôobana, Hamadi Marzougui, Ferjani Hamami, Samy Kchouk, Ali Kouki, Nourredine Dekkar, Moustapha Chebil, Abdelkader Hamami, les frères Ben Sioudane, Hanchaoui, Amor Amraoui, Habib Mekki, Mahmoud Sahli, Abderrazak Rhouma, Tahar Benzarti, Noureddine Soula, Larbi Tarek, Zoghbi, Snani, Abderrazak Djemaï, Sliman Fatnassi, Driss Gabteni, Kamel Naffati, Abdelaziz Fassi , Nacer Mekki, Najib Lajnef... (Pardon pour ceux et celles oubliés)

Menzel Bourguiba le 18 août 2015

Hassen Béjaoui et Mohsen Dridi

[1] Il y avait depuis longtemps les groupes de musique traditionnelle selon les diverses communautés européennes (italiens …) et même parmi les français selon les régions d’origine (Bretons, Corses, Méridionaux …). La construction du kiosque à musique en est aussi une illustration puisqu’il servait pour les concerts ou les orchestres militaires. En 1948 il existait l’Union des Jeunes Accordéonistes de Ferryville, dans les années 1950 il y avait l’orchestre les « Jeunes de la Chanson » etc.

[2] La première guitare électrique du groupe avait été achetée et offerte par Mahmoud Dziri quand celui-ci eu sa première paye en tant que salarié et cela mérite d’être signalé.

[3] Samy Kchouk continu à ce jour son art et aujourd’hui, installé en France il donne des cours de musique arabe.

[4] « L’Ennui » obtint lors de ce festival le 2ème prix de la compétition.

[5] Aujourd’hui plus connu sous le pseudo de Abou Yaarab Marzouki, de son vrai non Mohamed Habib Marzouki,

[6] Une expérience qui restera graver dans les mémoires est celle qui eu lieu à l’occasion de l’organisation à Ras Jebel d’un de ces festivals à la demande de M. Larbi Mallekh, haut responsable politique de la région de Bizerte. Nous nous sommes alors déplacé par car avec tous ceux qui participaient aux activités du club. Comme il n’y avait pas de salle de spectacle à Ras jebel on a mis à notre disposition un hangar qui servait alors de stockage de matériels agricoles. Qu’à cela ne tienne puisque nous avons transformé ce hangar en salle de spectacle avec une scène, des coulisses, des projecteurs, des rangées de chaises pour les spectateurs. Et ces derniers, venus en nombre, restèrent ébahis devant le spectacle qu’ils voyaient. Tout le matériel trouvé dans le hangar avait purement et simplement servi à l’organisation de la salle (les bidon, des planches …). Notre ami Mohamed Kchouk (deutch) spécialiste de tout ce qui était branchement électrique nous avait concocté un véritable jeu de lumière qu’il avait branché dans l’un des poteaux électrique de la STEG.

[7] Ali ben Ammar est l’un des personnages clé de toute cette aventure du club et au-delà. Enseignant de profession Ali est une figure emblématique de la mouvance de la gauche tunisienne. En tout cas c’est lui qui nous a apporté, à nous jeunes de Menzel, les tous premiers outils de la culture politique de gauche. C’était aussi un homme d’une grande culture avec une lecture particulièrement fine de l’islam. Aujourd’hui disparu il mérite beaucoup plus qu’un aussi bref hommage. Ali ben Ammar avait, pour des raisons que lui seul connaît en vérité, décidé de rompre les amarres et tourna le dos à la société. C’est à la plage Rondeau qu’il choisi de vivre. Mais c’est là, au bout de quelques années, qu’il mourut à l’âge de 59 ans. Ou qu’il se laissa mourir. C’est cette mort qui allait déclencher la décision du maire de l’époque de raser totalement ce qui restait des cabanons de la plage Rondeau. Comme pour faire table-rase en pensant « Plus jamais ça ! ».

Je me souviens d’un épisode particulièrement intéressant lorsqu’en 1971 survint une crise politique au sein du pouvoir Destourien et qui donna naissance au groupe des libéraux sous l’impulsion de Ahmed Mestiri et qui avait donné lieu d’un grand débat sur la place publique. A Menzel Ali Ben-Ammar et Lajmi Amamou (autre figue de la gauche communiste) avait impulsé une initiative à l’occasion de la venue de Bourguiba Jr pour « encadrer » un débat public au sujet de « l’ouverture politique ». Nous avions collectivement préparé une stratégie et surtout des questions pertinentes contre le système du parti unique imposé par Bourguiba. La réunion eue lieu et nous avons réussi à semer la zizanie car nos questions avaient trouvé un écho dans la salle. Bien sûr tout cela se termina comme toujours en queue de poisson et rien ne changea dans la manière de faire du pouvoir. Mais l’épisode méritait d’être signalé. D’autant que il y avait un précédent lorsque, quelques semaines plus tôt (ou plus tard), et toujours avec Ali Ben-Ammar mais aussi Mohamed « Chocolat », Saïd Hamami et le regretté Ali hamrouni avait eu lieu sorte de démarche « mains propres » pour dénoncer la corruption à Menzel Bourguiba, ce qui avait donné lieu à une réunion publique dans la grande salle de la municipalité en présence de Hédi Baccouche gouverneur de Bizerte et Mahjoub Ben-Ali résistant et chef de la Garde nationale. (ce que je rapporte là se sont mes propres souvenirs de ces épisodes, épisodes authentiques mais c’est ma mémoire qui pourrait me faire défaut au sujet de certains détails. J’espère seulement n’avoir pas trop déformé les faits. Mohsen Dridi)

1962 : Et l’aventure du « Club des jeunes » de Menzel  commença ! (2)
1962 : Et l’aventure du « Club des jeunes » de Menzel  commença ! (2)
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